Si vous disposez d’une épargne excédentaire, sachez qu’il vaut mieux les faire fructifier à travers différents produits de placement afin d’amoindrir l’effet de l’inflation qui atteint des niveaux de plus en plus élevés depuis 2021 (3% en France).

Il est donc intéressant de cibler les placements à haut rendement, de préférence, et si cela convient à votre profil, à vos objectifs ainsi qu’à votre niveau de vulnérabilité aux risques. La première étape serait donc de consulter un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) qui sera indépendant afin de bénéficier de conseils sur mesure par rapport aux paramètres que vous aurez fixés pour investir.

Celui-ci procèdera avant tout à l’analyse des différents points suivants : votre horizon de placement, votre situation financière, le montant de la mise que vous souhaitez injecter dans les supports d’investissement, l’épargne de précaution à constituer par rapport à votre situation personnelle et patrimoniale, etc. Découvrons dans les paragraphes suivants les différents types de placements par rapport aux risques auxquels vous êtes exposés.

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Les placements à risque modéré

Ce sont les produits bancaires, tels que les livrets : le capital est garanti, mais leur rendement est peu intéressant. Celui-ci oscille entre 0.5% et 1.2%. L’assurance-vie en fonds en euros est aussi un placement fiable, mais de moins en moins rémunéré depuis ces 5 dernières années.

En revanche, vous bénéficiez d’un excellent rapport rendement-risque avec la pierre-papier telle que les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Vous tirez en effet profit du rendement intéressant de l’immobilier, et il n’est pas rare que celui des SCPI atteigne des niveaux remarquables de 5%, voire plus. À cela s’ajoutent de nombreux autres avantages tels que l’absence de contrainte locative qui est supportée par la société de gestion. Par ailleurs, vous pouvez aussi diversifier votre portefeuille avec des sociétés civiles immobilières (SCI) dont le rendement est aussi intéressant.

Les placements immobiliers, en général, font partie des placements à risques modérés, à condition de tenir compte de plusieurs paramètres au moment de l’acquisition. Les risques sont surtout ceux liés à la mise en location et à la collecte des loyers – on parle ainsi de risques locatifs.

 

Les placements à risque élevé

Les placements en soutien aux entreprises sont plus risqués, mais les rendements sont plus conséquents. Citons par exemple les FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation) et les FIP (fonds d’investissement de proximité). Il en est de même pour les SOFICA (société de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel). La pérennité de l’entreprise auprès de laquelle l’investissement est réalisé est fonction de sa solidité financière et de la qualité du management.

Les placements boursiers font partie, eux aussi, des placements risqués, de même que leurs dérivés. Ce sont en effet des placements très volatils et leur marché fluctue considérablement, d’où la nécessité de réaliser un suivi permanent pour une prise décision à temps. Les placements boursiers sont plutôt réservés aux investisseurs avertis ; leur rendement peut atteindre plus de 10%, en fonction de la santé des marchés.

Les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) sont à souscrire avec modération, bien qu’étant, eux aussi, des produits pierre-papier et fonctionnant comme leurs aînées les SCPI. Ils sont basés sur de l’immobilier, de même que les valeurs mobilières (actions et obligations).

 

Les placements à très hauts risques

Si vous êtes à la recherche de placements fortement rémunérateurs et que vous êtes peu frileux aux risques, vous pouvez investir dans les actifs tangibles, aussi appelés produits d’investissement atypiques ou placement alternatifs. Il en existe une large gamme : les énergies renouvelables, les métaux précieux, le vin, les voitures de collection, le bois exotique, les forêts, les terres rares, les œuvres d’art, les manuscrits, etc.